Posté le 25.06.2006 par gutsandheart

On a tous des regrets, des remords, même si on les a rangés dans un tiroir fermé à clé. Jean-Jacques Goldman en parle si bien...
A NOS ACTES MANQUES
A tous mes loupés, mes ratés, mes vrais soleils
Tous les chemins qui me sont passés à côté
A tous mes bateaux manqués, mes mauvais sommeils
A tous ceux que je n'ai pas été
Aux malentendus, aux mensonges, à nos silences
A tous ces moments que j'avais cru partager
Aux phrases qu'on dit trop vite et sans qu'on les pense
A celles que je n'ai pas osées
A nos actes manqués
Aux années perdues à tenter de ressembler
A tous les murs que je n'aurais pas su briser
A tout c'que j'ai pas vu tout près, juste à côté
Tout c'que j'aurais mieux fait d'ignorer
Au monde, à ses douleurs qui ne me touchent plus
Aux notes, aux solos que je n'ai pas inventés
Tous ces mots que d'autres ont fait rimer et qui me tuent
Comme autant d'enfants jamais portés
A nos actes manqués
Aux amours échouées de s'être trop aimé
Visages et dentelles croisés justes frôlés
Aux trahisons que j'ai pas vraiment regrettées
Aux vivants qu'il aurait fallu tuer
A tout ce qui nous arrive enfin, mais trop tard
A tous les masques qu'il aura fallu porter
A nos faiblesses, à nos oublis, nos désespoirs
Aux peurs impossibles à échanger
A nos actes manqués
--
Posté le 25.06.2006 par gutsandheart

Je n'apprécie pas du tout le bonhomme, mais je me dois de reconnaître qu'il a écrit lui aussi de sacrées chansons ! Il a perdu sa plume, bouffé qu'il est par la célébrité, mais il nous reste quelques petits bijoux d'autrefois : il s'agit de Charles Aznavour. Et ce texte-là m'a toujours fait sourire : attention mesdames, que votre compagnon ne chante pas cela secrètement dans sa tête !
TU T'LAISSES ALLER
C'est drôl' c'que t'es drôle à r'garder
T'es là, t'attends, tu fais la tête
Et moi j'ai envie d'rigoler
C'est l'alcool qui monte en ma t^te
Tout l'alcool que j'ai pris ce soir
Afin d'y puiser le courage
De t'avouer que j'en ai marr'
De toi et de tes commérages
De ton corps qui me laisse sage
Et qui m'enlève tout espoir
J'en ai assez faut bien qu'j'te l'dise
Tu m'exaspèr's, tu m'tyrannises
Je subis ton sal'caractèr'
Sans oser dir' que t'exagèr's
Oui t'exagèr's, tu l'sais maint'nant
Parfois je voudrais t'étrangler
Dieu que t'as changé en cinq ans
Tu l'laisses aller, Tu l'laisses aller
Ah ! tu es belle à regarder
Tes bas tombant sur tes chaussures
Et ton vieux peignoir mal fermé
Et tes bigoudis quelle allure
Je me demande chaque jour
Comment as-tu fait pour me plaire
Comment ai-j' pu te faire la cour
Et t'aliéner ma vie entière
Comm' ça tu ressembles à ta mère
Qu'a rien pour inspirer l'amour
D'vant mes amis quell' catastroph'
Tu m'contredis, tu m'apostrophes
Avec ton venin et ta hargne
Tu ferais battre des montagnes
Ah ! j'ai décroché le gros lot
Le jour où je t'ai rencontrée
Si tu t'taisais, ce s'rait trop beau
Tu l'laisses aller, Tu l'laisses aller
Tu es un'brute et un tyran
Tu n'as pas de coeur et pas d'âme
Pourtant je pense bien souvent
Que malgré tout tu es ma femme
Si tu voulais faire un effort
Tout pourrait reprendre sa place
Pour maigrir fais un peu de sport
arranges-toi devant ta glace
Accroche un sourire à ta face
Maquille ton coeur et ton corps
Au lieu d'penser que j'te déteste
Et de me fuir comme la peste
Essaie de te montrer gentille
Redeviens la petite fille
Qui m'a donné tant de bonheur
Et parfois comm' par le passé
J'aim'rais que tout contre mon coeur
Tu l'laisses aller, Tu l'laisses aller
Posté le 25.06.2006 par gutsandheart

Sylvia, une relation du net m'a envoyé ce texte, de Renaud, parce qu'il lui parle tout particulièrement : bien sûr qu'il me parle aussi ! Alors je le fais figurer ici, et j'aurais pu y mettre bien d'autres textes de cet auteur. Pour l'anecdote : un jour je musardais dans le rayon livres de la Fnac et je suis tombée sur un petit recueil qui réunissait tous les textes de Renaud ; j'ai dû rester une heure sur place, je n'arrivais pas à fermer le bouquin !
Désormais si vous voulez m'envoyer des textes de chansons que vous appréciez tout particulièrement et que ceux-ci touchent ma sensibilité je les copierai sur ce blog.
MISTRAL GAGNANT
A m'asseoir sur un banc cinq minutes avec toi
Et regarder les gens tant qu'y en a
Te parler du bon temps qu'est mort ou qui r'viendra
En serrant dans ma main tes p'tits doigts
Pis donner à bouffer à des pigeons idiots
Leur filer des coups d' pieds pour de faux
Et entendre ton rire qui lézarde les murs
Qui sait surtout guérir mes blessures
Te raconter un peu comment j'étais mino
Les bonbecs fabuleux qu'on piquait chez l' marchand
Car-en-sac et Minto, caramel à un franc
Et les mistrals gagnants
A r'marcher sous la pluie cinq minutes avec toi
Et regarder la vie tant qu'y en a
Te raconter la Terre en te bouffant des yeux
Te parler de ta mère un p'tit peu
Et sauter dans les flaques pour la faire râler
Bousiller nos godasses et s' marrer
Et entendre ton rire comme on entend la mer
S'arrêter, r'partir en arrière
Te raconter surtout les carambars d'antan et les cocos bohères
Et les vrais roudoudous qui nous coupaient les lèvres
Et nous niquaient les dents
Et les mistrals gagnants
A m'asseoir sur un banc cinq minutes avec toi
Et regarder le soleil qui s'en va
Te parler du bon temps qu'est mort et je m'en fou
Te dire que les méchants c'est pas nous
Que si moi je suis barge, ce n'est que de tes yeux
Car ils ont l'avantage d'être deux
Et entendre ton rire s'envoler aussi haut
Que s'envolent les cris des oiseaux
Te raconter enfin qu'il faut aimer la vie
Et l'aimer même si le temps est assassin
Et emporte avec lui les rires des enfants
Et les mistrals gagnants
Et les mistrals gagnants
Posté le 25.06.2006 par gutsandheart

Une toute nouvelle qui me séduit par sa fraîcheur et son humour, c'est Olivia Ruiz. Cette chanson est une petite parenthèse au milieu de la profondeur, ça fait du bien de temps en temps.
LA FEMME CHOCOLAT
Taille-moi les hanches à la hache
J'ai trop mangé de chocolat
Croque moi la peau, s'il-te-plaît
Croque moi les os, s'il le faut
C'est le temps des grandes métamorphoses
Au bout de mes tout petits seins
S'insinuent, pointues et dodues
Deux noisettes, crac! Tu les manges
C'est le temps des grandes métamorphoses
Au bout de mes lèvres entrouvertes
pousse un framboisier rouge argenté
Pourrais-tu m'embrasser pour me le couper...
Pétris-moi les hanches de baisers
Je deviens la femme chocolat
Laisse fondre mes hanches Nutella
Le sang qui coule en moi c'est du chocolat chaud...
Un jour je vais m'envoler
A travers le ciel à force de gonfler...
Et je baillerai des éclairs
Une comète plantée entre les dents
Mais sur terre, en attendant
Je me transformerai en la femme chocolat...
Taille-moi les hanches à la hache
J'ai trop mangé de chocolat...
Posté le 25.06.2006 par gutsandheart

Un visage d'ange, des choses à dire... et il les dit bien : c'est Raphaël.
ET DANS 150 ANS
Et dans 150 ans, on s'en souviendra pas
De ta première ride, de nos mauvais choix,
De la vie qui nous baise, de tous ces marchands d'armes,
Des types qui votent les lois là bas au gouvernement,
De ce monde qui pousse, de ce monde qui crie,
Du temps qui avance, de la mélancolie,
La chaleur des baisers et cette pluie qui coule,
Et de l'amour blessé et de tout ce qu'on nous roule,
Alors souris.
Dans 150 ans, on s'en souviendra pas
De la vieillesse qui prend, de leurs signes de croix,
De l'enfant qui se meurt, des vallées du tiers monde,
Du salaud de chasseur qui descend la colombe,
De ce que t'étais belle, et des rives arrachées,
Des années sans sommeil, 100 millions de femmes et
Des portes qui se referment de t'avoir vue pleurer,
De la course solennelle qui condamne sans ciller,
Alors souris.
Et dans 150 ans, on n'y pensera même plus
A ce qu'on a aimé, à ce qu'on a perdu,
Allez vidons nos bières pour les voleurs des rues !
Finir tous dans la terre, mon dieu ! Quelle déconvenue.
Et regarde ces squelettes qui nous regardent de travers,
Et ne fais pas la tête, ne leur fais pas la guerre,
Il leur restera rien de nous, pas plus que d'eux,
J'en mettrais bien ma main à couper ou au feu,
Alors souris.
Et dans 150 ans, mon amour, toi et moi,
On sera doucement, dansant, 2 oiseaux sur la croix,
Dans ce bal des classés, encore je vois large,
P't'être qu'on sera repassés dans un très proche, un naufrage,
Mais y a rien d'autre à dire, je veux rien te faire croire,
Mon amour, mon amour, j'aurai le mal de toi,
Mais y a rien d'autre à dire, je veux rien te faire croire,
Mon amour, mon amour, j'aurai le mal de toi,
Mais que veux-tu ?...
Posté le 25.06.2006 par gutsandheart

Il paraît que celle-ci parle du sida ; moi je croyais qu'il s'agissait de la prison. Ce texte m'émeut, encore. Ecrit par Lionel Florence, il est chanté par Florent Pagny.
Y A PAS UN HOMME
Le jour n'est pas levé mais ça ne change rien
Les murs sont condamnés à ne voir aucun matin
Y a qu'une lumière filasse sur le froid du carrelage
Et la peur qui vous glace, vous tasse et vous ravage
Quand ça arrive
Quand on y est
Alors on sait
Y a pas un homme qui soit né pour ça
Y a pas un homme qui soit né pour ça
Y a pas un homme, y a pas un homme
Qui soit né pour ça
Des cris dans le couloir, le visage dans les mains
On compte l'éternité d'avoir les mêmes lendemains
On se sent seul et sale à bout de tout courage
Comme au fond d'une cale quand on sait le naufrage
Quand ça arrive
Quand on y est
Alors on sait
Y a pas un homme qui soit né pour ça
Y a pas un homme qui soit né pour ça
Y a pas un homme, y a pas un homme
Qui soit né pour ça
Qui soit né pour ça
La nuit n'est pas levée mais ça ne change rien
La vie est condamnée à n'espérer plus rien
Et ces jours que l'on raye
Ou qu'on décide pour vous
Est-ce qu'on en sort pareil
Ou plus sage ou plus fou
Ou plus sage ou plus fou
Ou plus sage ou plus fou
Ou plus sage ou plus fou
Y a pas un homme qui soit né pour ça
Y a pas un homme qui soit né pour ça
Y a pas un homme, y a pas un homme
Y a pas un homme
Qui soit né pour ça
Qui soit né pour ça
Y a pas un homme
Y a pas un homme qui soit né pour ça
Posté le 25.06.2006 par gutsandheart

Dans la nouvelle génération d'artistes il y en a un dont les chansons me plaisent bien en général, c'est Calogero. Celle-ci a été écrite par Michel Jourdan et Julie d'Aime.
SI SEULEMENT JE POUVAIS LUI MANQUER
Il suffirait simplement
Qu'il m'appelle
Qu'il m'appelle
D'où vient ma vie
Certainement pas du ciel
Lui raconter mon enfance
Son absence
Tous les jours
Comment briser le silence
Qui l'entoure
Aussi vrai que de loin
Je lui parle
J'apprends tout seul
A faire mes armes
Aussi vrai qu' j'arrête pas
D'y penser
Si seulement
Je pouvais lui manquer
Est ce qu'il va me faire un signe
Manquer d'amour
N'est pas un crime
J'ai qu'une prière à lui adresser
Si seulement
Je pouvais lui manquer
Je vous dirais simplement
Qu'à part ça
Tout va bien
A part d'un père
Je ne manque de rien
Je vis dans un autre monde
Je m'accroche tous les jours
Je briserai le silence
Qui m'entoure
Aussi vrai que de loin
Je lui parle
J'apprends tout seul
A faire mes armes
Aussi vrai qu' j'arrête pas
D'y penser
Si seulement
Je pouvais lui manquer
Est ce qu'il va me faire un signe
Manquer d'amour
N'est pas un crime
J'ai qu'une prière à lui adresser
Si seulement
Je pouvais lui manquer
Posté le 25.06.2006 par gutsandheart

Je souris toute seule en considérant ce blog, car je m'aperçois qu'en matière de textes mon choix se porte la plupart du temps sur des chansons qui ne datent pas d'aujourd'hui ! Le problème, en fait, c'est que je ne retrouve que rarement dans les textes récents des paroles qui correspondent à mon émotionnel. Alors il est vrai que dans les chansons françaises je préfère celles qui datent de ma jeunesse, voire de celle de mes parents... Comme celles de Léo Ferré, par exemple.
AVEC LE TEMPS
Avec le temps...
avec le temps, va, tout s'en va
on oublie le visage et l'on oublie la voix
le coeur, quand ça bat plus, c'est pas la peine d'aller
chercher plus loin, faut laisser faire et c'est très bien
avec le temps...
avec le temps, va, tout s'en va
l'autre qu'on adorait, qu'on cherchait sous la pluie
l'autre qu'on devinait au détour d'un regard
entre les mots, entre les lignes et sous le fard
d'un serment maquillé qui s'en va faire sa nuit
avec le temps tout s'évanouit
avec le temps...
avec le temps, va, tout s'en va
mêm' les plus chouett's souv'nirs ça t'as un' de ces gueules
à la gal'rie j'farfouille dans les rayons d'la mort
le samedi soir quand la tendresse s'en va tout' seule
avec le temps...
avec le temps, va, tout s'en va
l'autre à qui l'on croyait pour un rhume, pour un rien
l'autre à qui l'on donnait du vent et des bijoux
pour qui l'on eût vendu son âme pour quelques sous
devant quoi l'on s'traînait comme traînent les chiens
avec le temps, va, tout va bien
avec le temps...
avec le temps, va, tout s'en va
on oublie les passions et l'on oublie les voix
qui vous disaient tout bas les mots des pauvres gens
ne rentre pas trop tard, surtout ne prends pas froid
avec le temps...
avec le temps, va, tout s'en va
et l'on se sent blanchi comme un cheval fourbu
et l'on se sent glacé dans un lit de hasard
et l'on se sent tout seul peut-être mais peinard
et l'on se sent floué par les années perdues- alors vraiment
avec le temps on n'aime plus
Posté le 24.06.2006 par gutsandheart
Je suis un peu frustrée avec la présentation de ce blog car il n'est possible de mettre qu'une seule image par entrée et le choix de couleur, de police, de taille est très restreint. Enfin, on va faire avec...
Le texte qui suit est celui d'une chanson d'un artiste inconnu du grand public, il s'appelle Eric Carmen ; mais cette chanson pourtant est célèbre, parce qu'elle a été reprise par Céline Dion. C'est la solitude, avec des mots tout simples...
ALL BY MYSELF
When I was young
I never needed anyone
And makin love was just for fun
Those days are gone
Livin alone
I think of all the friends Ive known
But when I dial the telephone
Nobodys home
All by myself
Dont wanna be
All by myself anymore
All by myself
Dont wanna live
All by myself anymore
Hard to be sure
Some times I feel so insecure
And love so distant and obscure
Remains the cure
All by myself
Dont wanna be
All by myself anymore
All by myself
Dont wanna live
All by myself anymore
TRADUCTION
Quand j'étais jeune
je n'avais jamais besoin de personne
Et faire l'amour c'était juste pour m'amuser
Ce temps-là est révolu.
Je vis seul,
Je pense aux amies que j'ai connues
Mais quand je décroche le téléphone
il n'y a personne
Tout seul
Je ne veux pas être
Tout seul, plus jamais
Tout seul
je ne veux pas vivre
Tout seul, plus jamais
Dur à admettre,
Qualquefois je doute,
que l'amour si distant et obscur
Reste le remède
Tout seul
Je ne veux pas être
Tout seul, plus jamais
Tout seul
je ne veux pas vivre
Tout seul, plus jamais
Posté le 24.06.2006 par gutsandheart

Que fait-on quand on aime tout ? Comme pour Jacques Brel, rares sont les textes de Georges Brassens qui ne m'interpellent pas, alors je fais à cette heure un choix arbitraire, celui de la dérision. J'aime aussi beaucoup cette chanson dans la version de Sinsemilia.
LA MAUVAISE REPUTATION
Au village, sans prétention,
J'ai mauvaise réputation.
Qu'je m'démène ou qu'je reste coi
Je pass' pour un je-ne-sais-quoi!
Je ne fait pourtant de tort à personne
En suivant mon chemin de petit bonhomme.
Mais les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Non les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Tout le monde médit de moi,
Sauf les muets, ça va de soi.
Le jour du Quatorze Juillet
Je reste dans mon lit douillet.
La musique qui marche au pas,
Cela ne me regarde pas.
Je ne fais pourtant de tort à personne,
En n'écoutant pas le clairon qui sonne.
Mais les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Non les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Tout le monde me montre du doigt
Sauf les manchots, ça va de soi.
Quand j'croise un voleur malchanceux,
Poursuivi par un cul-terreux;
J'lance la patte et pourquoi le taire,
Le cul-terreux s'retrouv' par terre
Je ne fait pourtant de tort à personne,
En laissant courir les voleurs de pommes.
Mais les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Non les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Tout le monde se rue sur moi,
Sauf les culs-de-jatte, ça va de soi.
Pas besoin d'être Jérémie,
Pour d'viner l'sort qui m'est promis,
S'ils trouv'nt une corde à leur goût,
Ils me la passeront au cou,
Je ne fait pourtant de tort à personne,
En suivant les ch'mins qui n'mènent pas à Rome,
Mais les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Non les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Tout l'mond' viendra me voir pendu,
Sauf les aveugles, bien entendu.
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