Posté le 06.07.2006 par gutsandheart

Alain Souchon, auteur prolifique, pour lui ou pour Laurent Voulzy, qui n'a rien perdu de son talent avec le temps. Une nouveauté bien ficelée :
ET SI EN PLUS Y A PERSONNE
Abderhamane, Martin, David
Et si le ciel était vide
Tant de processions, tant de têtes inclinées
Tant de capuchons tant de peur souhaitées
Tant de démagogues de Temples de Synagogues
Tant de mains pressées, de prières empressées
Tant d'angélus
Ding
Qui résonnent
Et si en plus
Ding
Y'a personne
Abderhamane, Martin, David
Et si le ciel était vide
Il y a tant de torpeurs
De musiques antalgiques
Tant d'anti-douleurs dans ces jolis cantiques
Il y a tant de questions et tant de mystères
Tant de compassions et tant de révolvers
Tant d'angélus
Ding
Qui résonnent
Et si en plus
Ding
Y'a personne
Arour hachem, Inch Allah
Are Krishhna, Alléluia
Abderhamane, Martin, David
Et si le ciel était vide
Si toutes les balles traçantes
Toutes les armes de poing
Toutes les femmes ignorantes
Ces enfants orphelins
Si ces vies qui chavirent
Ces yeux mouillés
Ce n'était que le vieux plaisir
De zigouiller
Et l'angélus
Ding
Qui résonne
Et si en plus
Ding
Y'a personne
Et l'angélus
Ding
Qui résonne
Et si en plus
Ding
Y'a personne
--
Posté le 06.07.2006 par gutsandheart

Michel Jonasz : j'aime tout ! Musique, textes, arrangements, musiciens... J'ai choisi dans son répertoire un texte écrit par Frank Thomas, qui était un ami.
DITES-MOI
Elle avait toujours
Dans son porte monnaie
L'île au trésor
Et des pièces de un franc usées
Un pinceau de poil de martre
Pour mettre des rideaux bleus
Aux fenêtres de ses yeux
Aux fenêtres de ses yeux
Un livre à la main sur le balcon
Elle s'endormait
Dans un vieux fauteuil de Manille
Je cherchais des prénoms
Mathieu, Cécile
En regardant courir vers dix heures
Dans l'école des filles et des garçons
{Refrain:}
Dites moi dites moi même
Qu'elle est partie pour un autre que moi
Mais pas à cause de moi
Dites moi ça
Dites moi ça
Dites moi dites moi même
Qu'elle est partie pour un autre que moi
Mais pas à cause de moi
Dites moi ça
Dites moi ça
Dans mon coeur vaudou
Il y a quatre épingles
Qu'elle a pris soin d'abandonner
Pour que je pleure
J'ai cloué ma porte
Qu'est ce qui m'a pris
J'ai brisé le miroir où elle faisait ses tresses
Mis du papier journal sous les fenêtres
J'entendais de l'école trop de cris
Il n'est rien né de notre lit
{au Refrain}
Posté le 06.07.2006 par gutsandheart

Un canadien, Daniel Lavoie, qui avant d'être un prêtre défroqué dans la comédie musicale Notre-Dame de Paris nous a offert de belles chansons. Celle-ci a ma préférence.
ILS S'AIMENT
Ils s'aiment comme avant
Avant les menaces et les grands tourments
Ils s'aiment tout hésitants
Découvrant l'amour et découvrant le temps
Y a quelqu'un qui se moque
J'entend quelqu'un qui se moque
Se moque de moi, se moque de qui?
Ils s'aiment comme des enfants
Amour plein d'espoir impatient
Et malgré les regards
Remplis de désespoir
Malgré les statistiques
Ils s'aiment comme des enfants
Enfants de la bombe
Des catastrophes
De la menace qui gronde
Enfants du cynisme
Armés jusqu'aux dents
Ils s'aiment comme des enfants
Comme avant le menaces et les grands tourments
Et si tout doit sauter,
S'écrouler sous nos pieds
Laissons-les, laissons-les, laissons-les
Laissons-les s'aimer
Et si tout doit sauter
S'écrouler sous nos pieds
Laissons-les, laissons-les
Laissons-les s'aimer
Enfants de la bombe
Des catastrophes
De la menace qui gronde
Enfants du cynisme
Armés jusqu'aux dents
Ils s'aiment comme avant
Avant les menaces et les grands tourments
Ils s'aiment comme avant
Posté le 05.07.2006 par gutsandheart

Le nom de Serge Reggiani ne dit rien à la jeune génération ; ce chanteur savait choisir des chansons magnifiques et les interprêtait avec tout le talent du comédien qu'il était aussi, tendre, cassé, émouvant. Cela ne date pas d'hier, je crois bien que j'étais à peine adolescente lorsqu'on l'écoutait à la maison. Ces chansons sont toujours dans ma tête et -était-ce prémonitoire- celles qui m'ont le plus marqué parlaient de la différence d'âge dans l'amour. La première est de Georges Moustaki, la seconde de Gérard Bourgeois.
SARAH
La femme qui est dans mon lit
N'a plus 20 ans depuis longtemps
Les yeux cernés
Par les années
Par les amours
Au jour le jour
La bouche usée
Par les baisers
Trop souvent, mais
Trop mal donnés
Le teint blafard
Malgré le fard
Plus pâle qu'une
Tâche de lune
La femme qui est dans mon lit
N'a plus 20 ans depuis longtemps
Les seins si lourds
De trop d'amour
Ne portent pas
Le nom d'appats
Le corps lassé
Trop caressé
Trop souvent, mais
Trop mal aimé
Le dos vouté
Semble porter
Des souvenirs
Qu'elle a dû fuir
La femme qui est dans mon lit
N'a plus 20 ans depuis longtemps
Ne riez pas
N'y touchez pas
Gardez vos larmes
Et vos sarcasmes
Lorsque la nuit
Nous réunit
Son corps, ses mains
S'offrent aux miens
Et c'est son coeur
Couvert de pleurs
Et de blessures
Qui me rassure
IL SUFFIRAIT DE PRESQUE RIEN
Il suffirait de presque rien
Peut-être dix années de moins
Pour que je te dise "Je t'aime"
Que je te prenne par la main
Pour t'emmener à Saint-Germain
T'offrir un autre café-crème
Mais pourquoi faire du cinéma
Fillette allons regarde-moi
Et vois les rides qui nous séparent
A quoi bon jouer la comédie
Du vieil amant qui rajeunit
Toi même ferais semblant d'y croire
Vraiment de quoi aurions-nous l'air
J'entends déjà les commentaires
"Elle est jolie, comment peut-il encore lui plaire
Elle au printemps, lui en hiver"
Il suffirait de presque rien
Pourtant personne tu le sais bien
Ne repasse par sa jeunesse
Ne sois pas stupide et comprends
Si j'avais comme toi vingt ans
Je te couvrirais de promesses
Allons bon voilà ton sourire
Qui tourne à l'eau et qui chavire
Je ne veux pas que tu sois triste
Imagine ta vie demain
Tout à côté d'un clown en train
De faire son dernier tour de piste
Vraiment de quoi aurais-tu l'air
J'entends déjà les commentaires
"Elle est jolie, comment peut-il encore lui plaire
Elle au printemps, lui en hiver"
C'est un autre que moi demain
Qui t'emmènera à St-Germain
Prendre le premier café crème
Il suffisait de presque rien
Peut-être dix années de moins
Pour que je te dise "Je t'aime"
Posté le 02.07.2006 par gutsandheart

Un poète du beau, un homme adorable, un vrai talent d'auteur, mais sa fraîcheur n'a pas plu à tout le monde : on préfère bien souvent les textes torturés... Pas moi ! Il a écrit de très jolies chansons, dont celle-ci. C'est Yves Duteil.
PRENDRE UN ENFANT
Prendre un enfant par la main
Pour l'emmener vers demain,
Pour lui donner la confiance en son pas,
Prendre un enfant pour un roi.
Prendre un enfant dans ses bras
Et pour la première fois,
Sécher ses larmes en étouffant de joie,
Prendre un enfant dans ses bras.
Prendre un enfant par le coeur
Pour soulager ses malheurs,
Tout doucement, sans parler, sans pudeur,
Prendre un enfant sur son coeur.
Prendre un enfant dans ses bras
Mais pour la première fois,
Verser des larmes en étouffant sa joie,
Prendre un enfant contre soi.
Prendre un enfant par la main
Et lui chanter des refrains
Pour qu'il s'endorme à la tombée du jour,
Prendre un enfant par l'amour.
Prendre un enfant comme il vient
Et consoler ses chagrins,
Vivre sa vie des années, puis soudain,
Prendre un enfant par la main
En regardant tout au bout du chemin,
Prendre un enfant pour le sien.
Posté le 02.07.2006 par gutsandheart
Un très beau texte (dommage qu'il soit si court) contre le racisme et pour l'amour. Il est de Stevie Wonder, un de mes artistes préférés.
EBONY AND IVORY
Ebony And Ivory live together in perfect harmony
Side by side on my piano keyboard oh lord why dont we?
We all know that people are the same wherever you go
there is good and bad in everyone
we learn to live we learn to give each other what we need to survive together alive
Ebony and Ivory live together in perfect harmony
side by side on my piano keybard oh lord why dont we?
Pour faire plaisir à mon ami Michel, je traduis :
Ebène et Ivoire vivent ensemble en parfaite harmonie, côte-à-côte sur mon clavier, oh Seigneur pourquoi pas nous ?
Nous savons tous que les gens sont les mêmes partout, il y a du bon et du mauvais en chacun. Nous apprenons à vivre, nous apprenons à nous donner les uns les autres, c'est ce dont nous avons besoin pour tenir le coup vivants, ensemble.
Posté le 02.07.2006 par gutsandheart

Un petit bout de femme toute en sensibilité, une très jolie voix qui me touche : Julie Zénatti. Elle a écrit cette chanson avec Patrick Fiori.
SI JE M'EN SORS
Je suis le fruit d'une blessure
Le souffle d'un trop long combat
Dans le silence et sans injure
J'ai grandi dans des draps de soie
Je suis née sans éclaboussure
Regardez-moi, rien ne se voit
Je n'en serai jamais trop sure
De vous a moi je ne sais pas
REFRAIN:
Mais si je m'en sors
Sans bleu au corps
Être normale pour être bien
Effacer quelques lignes de ma main
Et si je m'en sors
Je veux encore sentir la chaleur
De ce beau matin, ensemble, alliés
Contre un drôle de destin
Je ne connais pas le plus dur
Je n'ai pas vraiment de blessures
Sans vous je n'existerais pas
Sans vous je ne me connais pas
De cette histoire ce qui me touche
C'est qu'il n'y a rien à regretter
Quelques silences au fond de moi
Y a des silences et c'est comme ça
REFRAIN
Et si je m'en sors
Un peu plus forte
Être normale pour être bien
Effacer quelques lignes de ma main
Mais si je m'en sors
Je veux encore sentir la chaleur
De ce beau matin, ensemble, alliés
Contre un drôle de destin
Drôle de destin
Et si je m'en sors, sans bleu au corps
Posté le 02.07.2006 par gutsandheart

Une chanson écrite par Leonard Cohen (qui avait pris de toute évidence quelques substances illicites, lol !) et interprétée par Graeme Allwright. J'aime beaucoup l'ambiance qui se dégage de la collaboration de ces deux talents.
SUZANNE
Suzanne t'emmène écouter les sirènes
Elle te prend par la main pour passer une nuit sans fin
Tu sais qu'elle est à moitié folle c'est pourquoi tu veux rester
Sur un plateau d'argent elle te sert du thé au jasmin
Et quand tu voudrais lui dire qu' tu n'as pas d'amour pour elle
Elle t(appelle dans ses ondes et laisse la mer répondre
Que depuis toujours tu l'aimes
Tu veux rester à ses côtés maintenant qu'tu n'as plus peur
De voyager les yeux fermés
Une flamme brûle dans ton coeur.
Il y était un pêcheur venu sur la terre
Qui a veillé très longtemps du haut d'une tour solitaire
Et quand il a compris que seul les hommes perdus le voyaient
Il a dit qu'on voguerait jusqu'à ce que les vagues nous libèrent
Mais lui même fut brisé bien avant que le ciel s'ouvre
Délaissé presqu'un homme il a coulé sous votre sagesse
Comme une pierre
Tu veux rester à ses côtés maintenant tu n'as plus peur
De voyager les yeux fermés
Une flamme brûle dans ton coeur
Suzanne t'emmène écouter les sirènes
Elle te prend par la main pour passer une nuit sans fin
Comme du miel le soleil coule sur Notre Dame des pleurs
Elle te montre où chercher parmi les déchets et les fleurs
Dans les algues il y a des rêves des enfants au petit matin
Qui se penchent vers l'amour, ils se penchent comme ça toujours
Et Suzanne tient le miroir
Tu veux rester à ses côtés maintenant tu n'as plus peur
De voyager les yeux fermés
Une blessure étrange dans ton coeur.
Posté le 02.07.2006 par gutsandheart

Une chanson écrite par Michel Polnareff, qui a laissé de beaux moments musicaux.
SOUS QUELLE ETOILE SUIS-JE NE
Sous quelle étoile suis-je né ?
J'en suis encore à me le demander
Je chercherai peut-être encore
Lorsque sonnera l'heure de ma mort
Ai-je choisi le bon sentier ?
J'en suis encore à me le demander
Je voudrais ne pas regretter
Lorsque sonnera l'heure de ma mort
Je n'ai pas eu l'idée
De voir le jour
Je n'ai pas décidé
Ce court instant d'amour
Sous quelle étoile suis-je né ?
J'en suis encore à me le demander
Je chercherai peut-être encore
Lorsque sonnera l'heure de ma mort
Sur l'amour sur l'amitié
Mon avis n'aura-t-il pas changé ?
Seront-ils à mon chevet ?
Lorsque sonnera l'heure de ma mort
Je n'ai pas eu l'idée
De voir le jour
Je n'ai pas décidé
Ce court instant d'amour
Sous quelle étoile suis-je né ?
J'en suis encore à me le demander
Je chercherai peut-être encore
Lorsque sonnera l'heure de ma mort
Ai-je choisi le bon sentier
J'en suis encore à me le demander
Je voudrais ne pas regretter
Lorsque sonnera l'heure de ma mort
L'heure de ma mort, l'heure.... ad lib
Posté le 02.07.2006 par gutsandheart

4 textes que cette amie du net aime beaucoup, les voici pour votre plaisir.
Le premier est de Mylène Farmer (mon commentaire est succint car je ne l'apprécie pas personnellement) :
AINSI SOIT JE
Bulle de chagrin
Boule d'incertitude
Tant de matins
Que rien ne dissimule
Je veux mon hiver
M'endormir loin de tes chimères
Je sais bien que je mens
Je sais bien que j'ai froid dedans
Bulle de chagrin
Boule d'incertitude
De nos destins
Nait que solitude
Tu dis qu'il faut du temps
Qu'aimer n'est pas un jeu d'enfant
Je sais bien que tu mens
Mais je suis si seule à présent
Ainsi soit Je
Ainsi soit Tu
Ainsi soit Il
Ainsi moi je
Prie pour que Tu
Fuies mon exil
Mais quel espoir
Pourrais-je avoir
Quand tout est noir?
Ainsi soit Je
Ainsi soit Tu
Ainsi soit ma vie
Tant pis.
Bulle de chagrin
Boule d'incertitude
Deux orphelins
Que le temps défigure
Je voudrais mon hiver
M'endormir loin de tes chimères
Tu sais bien que je mens
Tu sais bien que j'ai froid dedans.
Ainsi soit Je
Ainsi soit Tu
Ainsi soit Il
Ainsi moi je
Prie pour que Tu
Fuies mon exil
Mais quel espoir
Pourrais-je avoir
Quand tout est noir?
Ainsi soit Je
Ainsi soit Tu
Ainsi soit ma vie
Tant pis.
Ce
blog est hébérgé par centerblog. Créer un blog c'est simple, rapide et gratuit sur centerblog.net !
Signaler un abus