Posté le 26.07.2006 par gutsandheart

Sylvia a dit : " La ballade de Jim
Alain Souchon"
Comme elle est partie, Jim a les nerfs
Jimmy boit du gin dans sa Chrysler
La presqu'île, le boulevard de la mer est con
Comme elle est partie, attention : Jimmy tourne en rond
Hier soir encore, son héroïne
Le serrait si fort en disant "Jim"
Elle était son calmant, son alcool profond
Comme elle est partie, attention : Jimmy tourne pas rond
Jimmy, t'es fort, mais tu pleures
Sur le cuir de ta Chrysler
Là-bas le soleil s'écroule dans la mer
Jimmy, les filles pour le coeur
Comme l'alcool et les revolvers
C'est sauter en l'air
Tomber par terre
Boum !
Depuis deux ans, sûr, Jim bossait fort
Pour que sa starlette bronze en hors-bord
Avec elle, il voulait un bébé, sans rire
Comme elle est partie, attention : Jimmy veut mourir
Jimmy, t'es fort, mais tu pleures
Sur le cuir de ta Chrysler
Là-bas le soleil s'écroule dans la mer
Jimmy, les filles pour le coeur
Comme l'alcool et les revolvers
C'est sauter en l'air
Tomber par terre
Boum !
Jimmy va trop vite, Jimmy pleurniche
Il sent son parfum sur la corniche
Les lacets, le gravier, et, dans l'air du soir
La Chrysler s'envole dans les fougères et les nénuphars
Jimmy s'éveille dans l'air idéal
Le paradis clair d'une chambre d'hôpital
L'infirmière est un ange et ses yeux sont verts
Comme elle lui sourit, attention : Jimmy veut lui plaire
--
Posté le 25.07.2006 par gutsandheart

FRANCETTE a écrit : "Bonjour Joy, je t'envoie cette chanson de Lény Escudéro, chanteur que j'aime beaucoup. Bien sûr, c'est la plus connue. Elle parlera peut être aux plus jeunes. J'avais tous ses 45 tours et je suis allée le voir sur scène quand j'avais 18 ans"
Pour une amourette
Qui passait par là
J'ai perdu la tête
Et puis me voilà
Pour une amourette
Qui se posait là
Pour une amourette
Qui tendait les bras
Pour une amourette
Qui me disait viens
J'ai cru qu'une fête
Danse et tend les mains
Pour une amourette
Qui faisait du bonheur
J'ai fui la planète
Pour la suivre ailleurs
Alors je me suis dit
T'es au bout du chemin
Tu peux t'arrêter là
Te reposer enfin
Et lorsque l'amour
S'est noyé dans ses yeux
J'ai cru que je venais
D'inventer le ciel bleu
Pour une amourette
Qui m'avait souri
Je me suis fait honnête
J'ai changé ma vie
Pour une amourette
Qui croyait m'aimer
Pour une amourette
L'amour éternel
Dure le temps d'une fête
Le temps d'un soleil
Et mon amourette
Qui était trop jolie
Vers d'autres conquêtes
Bientôt repartit
Le premier adieu
A gardé son secret
Elle emportait l'amour
Me laissant les regrets
Même le dieu Printemps
Au loin refleurissait
Et tout contre mon cœur
Déjà il me disait:
Une petite amourette
Faut la prendre comme ça
Un jour, deux peut-être
Longtemps quelquefois
Va sécher tes larmes
A un nouvel amour
De jeter déjà
Les peines d'un jour
Une petite amourette
Un jour reviendra
Te tourner la tête
Te tendre les bras
Chanter la romance
Ou le rêve joli
Mais je sais d'avance
Que tu diras oui
Alors les amours
Pour toi refleuriront
Tu aimeras encore
A la belle saison
Une petite Amourette
Jamais trop jolie
Quand on sait d'avance
Ce que dure la vie.
Posté le 19.07.2006 par gutsandheart

Encore un vieux texte qui me plait, il était chanté par Nicole Croisille, les paroles sont de Yves Dessca et la musique de Aldo Frank (un bon copain de jeunesse).
QUAND NOUS N'AURONS QUE LA TENDRESSE
Quand nous n'aurons que la tendresse à partager
Quand le soleil qui brûle en nous sera bien fatigué
Quand notre vie passera aux souvenirs
Sauras-tu être celui qui a oublié de vieillir ?
Quand nous n'aurons que la tendresse à nous offrir
Et que nos mains auront appris plus que l'on ne peut dire
Mieux que de l'or, saurons-nous tenir comme alors
Cette tendresse, ce grand trésor.
Quand cet enfant qui nous viendra pour les beaux jours,
Aura laissé notre maison pour celle d'un amour.
Dans le jardin cueilleras-tu cette fleur
Que tu me donnes au matin comme un sourire du coeur ? ...
Oh ! Je t'aime t'aime t'aime.
Quand nous n'aurons que la tendresse pour toute joie
Quand chaque mot racontera un peu de toi et moi
Aurai-je encore la force d'y croire aussi fort ?
Quand nous n'aurons
Quand nous n'aurons
Quand nous n'aurons que ta tendresse
Que ma tendresse à partager.
Et puis sur le même thème, un texte de Alain Souchon bien ficelé aussi :
QUAND J'SRAI K.O.
{Refrain:}
When, petite soeur,
We'll just have to remember.
I'll be down,
No more, the old dancing music sound.
All day long in my gown,
When I will be down.
{Refrain x2}
Quand j'serai K.O.,
Descendu des plateaux d'phono,
Poussé en bas
Par des plus beaux, des plus forts que moi,
Est-ce que tu m'aimeras encore
Dans cette petite mort ?
Attention : plus personne
Porteurs de glace de chewing gum,
Plus d'belle allure,
Chevaux glissant sur la Côte d'Azur.
Quand j'serai pomme,
Dans les souv'nirs, les albums,
Est-ce que tu laisseras
Ta main, sur ma joue, posée comme ça ?
Est-ce que tu m'aimeras encore
Dans cette petite mort ?
{Refrain}
Plus d'atoll
Pour une déprime qu'a du bol,
Plus les folles
Griffonnant "Je t'aime" sur des bristols.
Quand j'serai rien
Qu'un chanteur de salle de bains,
Sans clap clap
Sans guitare, sans les batteries qui tapent,
Est-ce que tu m'aimeras encore
Dans cette petite mort ?
{Refrain x3}
Posté le 14.07.2006 par gutsandheart

J'étais une petite fille, et les larmes me venaient aux yeux quand j'entendais cette chanson, si triste mais si bien interprêtée par un chanteur qui s'appelait Mouloudji. Je pense que peu d'entre vous l'ont connu, mais c'était un homme doué d'une belle sensibilité et il savait choisir les textes de ses chansons. Celui-ci est de Raymond Asso, et l'idée me fait un peu penser à ce beau poème de Rimbaud, le Dormeur du Val.
COMME UN P'TIT COQUELICOT
Le myosotis, et puis la rose,
Ce sont des fleurs qui dis'nt quèqu' chose,
Mais pour aimer les coqu'licots
Et n'aimer qu'ça... faut être idiot !
T'as p't'êtr' raison... seul'ment voilà :
Quand j't'aurai dit, tu comprendras :
La premièr' fois que je l'ai vue,
Elle dormait, à moitié nue
Dans la lumière de l'été
Au beau milieu d'un champ de blé.
Et sous le corsag' blanc,
Là où battait son coeur,
Le soleil, gentiment,
Faisait vivre une fleur :
Comme un p'tit coqu'licot, mon âme,
Comme un p'tit coqu'licot.
C'est très curieux comm' tes yeux brillent
En te rapp'lant la jolie fille ;
Ils brill'nt si fort qu'c'est un peu trop
Pour expliquer... les coqu'licots !
T'as p't'êtr' raison... seul'ment voilà
Quand je l'ai prise dans mes bras,
Elle m'a donné son beau sourire,
Et puis après, sans rien nous dire,
Dans la lumière de l'été
On s'est aimés ... on s'est aimés
Et j'ai tant appuyé
Mes lèvres sur son coeur,
Qu'à la plac' du baiser
Y avait comm' une fleur :
Comme un p'tit coqu'licot, mon âme,
Comme un p'tit coqu'licot.
Ça n'est rien d'autr' qu'un'aventure
Ta p'tit' histoire, et je te jure
Qu'ell' ne mérit' pas un sanglot
Ni cett' passion... des coqu'licots !
Attends la fin, tu comprendras :
Un autr' l'aimait qu'ell' n'aimait pas...
Et le lend'main, quand j'lai revue,
Elle dormait, à moitié nue,
Dans la lumière de l'été
Au beau milieu du champ de blé.
Mais sur le corsag' blanc,
Juste à la plac' du coeur,
Y avait trois goutt's de sang
Qui faisaient comm' un' fleur :
Comm' un p'tit coqu'licot, mon âme,
Un tout p'tit coqu'licot.
Posté le 10.07.2006 par gutsandheart
De Sylvia :
"Mathieu Chédid surnommé "M" est à mon sens un artiste complet, auteur compositeur, original et entraînant , j'aime ce type assez simple et généreux envers son public "
A celle qui dure
A celle qui dure
A celle qui dure
A celle qui dure
A celle...
Je promène souvent
Mon coeur en laisse
Sinon c'est en courant
Que mon coeur me délaisse
Alors je joue, habile,
Au beau habillé
Comme ton prince
Je souris à la fatalité
C'est là qu'je pense
A celle qui dure
Quand je saisis la belle
Au bond, à bout
Que j'essuie les gouttes
Sur son front, je bous
Je me dis que c'est peut-être elle
Ma femme, ma demoiselle
Mon coeur s'emballe, comme le fidèle
Moteur de ma diesel
Alors je pense
A celle qui dure
A celle qui dure
A celle qui dure
A celle qui dure
A celle qui dure
A celle...
Celle qui à demi nue
En moins de deux minutes
Montre déjà son cul
Il la traite de... chut!
Alors je pense
A celle qui dure
A celle qui dure
A celle qui dure
A celle qui dure
A celle qui dure
A celle...
Posté le 09.07.2006 par gutsandheart

Il y a un grand nombre de textes de chansons de Michel Sardou que j'apprécie, certains autres beaucoup moins mais heureusement il y en a peu. Je trouve celui-ci très vrai, on ne pense pas, lorsqu'on est jeune, à imaginer comment pouvaient être nos parents à notre âge, à les visualiser dans le quotidien de leur jeunesse à eux, encore moins dans leur vie sentimentale et sexuelle. Heureusement on a des photos, qui parfois nous appellent, nous parlent... Sur celle qui illustre cette entrée M.S. est avec sa mère, la comédienne Jackie Sardou (aujourd'hui décédée)
UNE FILLE AUX YEUX CLAIRS
Je n'imaginais pas les cheveux de ma mère
Autrement que gris-blanc.
Avant d'avoir connu cette fille aux yeux clairs
Qu'elle était à vingt ans.
Je n'aurais jamais cru que ma mère
Ait su faire un enfant
Si je n'avais pas vu cette blonde aux yeux clairs,
Cette fille aux seins blancs.
Et j'avais oublié qu'avant d'être ma mère
Elle avait eu trente ans
Et qu'elle s'était donnée et qu'elle avait souffert,
Sous le joug d'un amant.
Je n'aurais jamais cru que ma mère
Ait pu faire l'amour
Si je n'avais pas vu cette blonde aux yeux clairs,
Cette fille aux seins lourds.
Je n'imaginais pas que ma mère soit encore
Si jolie, en gris-blanc,
Pour les yeux de celui qui caressait son corps,
Qui l'aimait à présent,
Je n'aurais jamais cru que ma mère
Ait su faire un enfant
Si je n'avais pas vu cette blonde aux yeux clairs,
Cette fille aux seins blancs,
Si je n'avais pas vu cette fille aux yeux clairs,
Qu'elle était à vingt ans.
Posté le 08.07.2006 par gutsandheart

Comme je ne trouvais pas sur le net les paroles de la chanson que je me passe en boucle en ce moment (pas le courage de les relever, trop long) j'avais mis une entrée ailleurs pour parler de ce chanteur qui redonne un coup de qualité à la nouvelle chanson française. Je viens de trouver le texte sur le forum de son site alors je vous présente cet artiste doué : il s'appelle Anis. Blues, reggae, jazz, un petit mélange de tout ça, des textes actuels pas bidons, une voix qui fait penser parfois à Charlélie et à Henri Salvador... j'adore ! Il va faire carrière celui-là !
Si vous ne le connaissez pas, écoutez-le ici (copier-coller) : http://perso.orange.fr/tchadhouse/album.html mettre du son et cliquer sur la flèche verte
CERGY
J’suis pas né dans le Missouri
J’suis pas d’Oklaoma City
J’ai grandi dans le 9-5 à Cergy
Cergy, mon petit paradis
Ma sweet banlieue pourrie
Dans le coin, c’est l’Oise qui coule l’ami
Pas le Danube, ni le Mississipi
Ici c’est Cergy
Sers-moi une mélodie
Façon nostalgie, nostalgie,
La ciudad où j’ai grandi
Je l’aime autant que je l’ai maudit
Même s’ils ont repeint les murs de la gare en gris
Ils ont rasé le quartier de la Croix, petit
Garçon, ressers-moi une mélodie
Fleur de bitume pas pissenlit
Les embrouilles un peu dombi
Les petites combines pour tuer l’ennui
Le teuteu en duty free
Malheureusement la shnouf aussi
Mais bon, faut plus que ça pour pourrir le tableau
Les années pento
Zoubis à mes potos
Winner, looser, taffeur, chômeur et tapeur,
Mes chers potos sont tous dans mon coeur
Au 6 Grand Place, j’ai déboulé
J’ai troqué les champs, les poules et les vaches à lait
Pour la vie Auchan, les vigiles et les poulets
Les pots d’échappement
Et c’est sans regret
Refrain
La maison d’arrêt d’Osny
Le centre psychatrique, si t’as d’autres soucis
Au PMU, claque ton RMI
Au Parc de la Préf, si t’as pas d’amis ; moutahli
Surtout change pas de mélodies
Défilés d’starters, de bombers ou d’teddy
A la foire St Martin, ça fouère le hareng frit
Fais ta grande gueule et tu paieras le prix
Bien sûr, les filles peuvent donner le tournis
Mon premier amour du côté d’Eragny
Le grand béguin, la fille est jolie
Mais la roue tourne comme dans Dynastie
Quelle belle vue d’la Butte à Juju
D’ici tu domines la vallée comme Gargantua
Une trêve de douceur dans un monde de brutes
Le calme en hauteur avant la grande chute
Claque en guardav’, tec’ et quartiers pav’
Ma ville suinte la routine et la pillave
Pas de quoi en faire un roman
Juste un petit tour de temps en temps
Refrain
Posté le 07.07.2006 par gutsandheart

"Po Na Ba Mboka Nionso Pe Na Pikolo Nionso"... Ca ne vous dit pas grand-chose, n'est-ce pas ? Et pourtant vous connaissez, j'en suis sûre. C'est dans une chanson de Bernard Lavilliers qui me parle beaucoup, et que je vous propose ci-dessous. Tous les textes de cet auteur sont - à mon goût - magnifiques et forts.
NOIR ET BLANC
C'est une ville que je connais
Une chanson que je chantais.
Y a du sang sur le trottoir
C'est sa voix, poussière brûlée
C'est ses ongles sur le blindé.
Ils l'ont battu à mort, il a froid, il a peur.
De n'importe quel pays, de n'importe quelle couleur.
Po Na Ba Mboka Nionso Pe Na Pikolo Nionso
Il vivait avec des mots
Qu'on passait sous le manteau
Qui brillaient comme des couteaux.
Il jouait d'la dérision
Comme d'une arme de précision.
Il est sur le ciment, mais ses chansons maudites
On les connaît par coeur,
La musique a parfois des accords majeurs
Qui font rire les enfants mais pas les dictateurs.
De n'importe quel pays, de n'importe quelle couleur.
La musique est un cri qui vient de l'intérieur.
Ça dépend des latitudes
Ça dépend d'ton attitude
C'est cent ans de solitude.
Y a du sang sur mon piano
Y a des bottes sur mon tempo.
Au-dessous du volcan, je l'entends, je l'entends
J'entends battre son coeur.
La musique parfois a des accords mineurs
Qui font grincer les dents du grand libérateur.
De n'importe quel pays, de n'importe quelle couleur.
La musique est un cri qui vient de l'intérieur.
C'est une ville que je connais
Une chanson que je chantais
Une chanson qui nous ressemble.
C'est la voix de Mendela
Le tempo docteur Fela
Ecoute chanter la foule
Avec les mots qui roulent et font battre son coeur.
De n'importe quel pays, de n'importe quelle couleur.
La musique est un cri qui vient de l'intérieur
Po Na Ba Mboka Nionso... Pe Na Pikolo Nionso
Posté le 06.07.2006 par gutsandheart

On l'aime, Barbara, la "longue dame brune". A fleur de peau, elle chantait la douleur avec pudeur, l'amour avec passion. Coline a choisi ce texte, que je vous propose avec plaisir.
DIS, QUAND REVIENDRAS-TU
Voilà combien de jours, voilà combien de nuits,
Voilà combien de temps que tu es reparti,
Tu m'as dit cette fois, c'est le dernier voyage,
Pour nos coeurs déchirés, c'est le dernier naufrage,
Au printemps, tu verras, je serai de retour,
Le printemps, c'est joli pour se parler d'amour,
Nous irons voir ensemble les jardins refleuris,
Et déambulerons dans les rues de Paris,
Dis, quand reviendras-tu,
Dis, au moins le sais-tu,
Que tout le temps qui passe,
Ne se rattrape guère,
Que tout le temps perdu,
Ne se rattrape plus,
Le printemps s'est enfui depuis longtemps déjà,
Craquent les feuilles mortes, brûlent les feux de bois,
A voir Paris si beau dans cette fin d'automne,
Soudain je m'alanguis, je rêve, je frissonne,
Je tangue, je chavire, et comme la rengaine,
Je vais, je viens, je vire, je me tourne, je me traîne,
Ton image me hante, je te parle tout bas,
Et j'ai le mal d'amour, et j'ai le mal de toi,
Dis, quand reviendras-tu,
Dis, au moins le sais-tu,
Que tout le temps qui passe,
Ne se rattrape guère,
Que tout le temps perdu,
Ne se rattrape plus,
J'ai beau t'aimer encore, j'ai beau t'aimer toujours,
J'ai beau n'aimer que toi, j'ai beau t'aimer d'amour,
Si tu ne comprends pas qu'il te faut revenir,
Je ferai de nous deux mes plus beaux souvenirs,
Je reprendrai la route, le monde m'émerveille,
J'irai me réchauffer à un autre soleil,
Je ne suis pas de celles qui meurent de chagrin,
Je n'ai pas la vertu des femmes de marins,
Dis, quand reviendras-tu,
Dis, au moins le sais-tu,
Que tout le temps qui passe,
Ne se rattrape guère,
Que tout le temps perdu,
Ne se rattrape plus...
Posté le 06.07.2006 par gutsandheart

D'abord, il est très beau. Ensuite il chante bien. Enfin, il écrit de beaux textes et celui-ci me parle tout particulièrement. Hmmm... fantasme ! Merci Monsieur Roch Voisine
JE L'AI VU
Il n'est pas où un enfant pleure
Où la haine a cloué le coeur
Des hommes épris de vengeance
Je ne l'ai pas vu dans nos guerres
Quelquefois pas dans nos prières
N'implorant qu'un peu de chance
Je ne l'ai pas vu souvent
Dans une main tendue cherchant
A se mettre en lumière
Dans le flou qu'on tolère
Mais je l'ai vu là où des hommes à genoux
Demandent pardon et avouent
Ne pas croire en sa présence
Et je l'ai vu loin des villes, des cathédrales
Là où l'amour détruit le mal
Dans le miracle d'une naissance
Et je l'ai vu dans le silence
Il n'est pas où des hommes sourds
N'entendent plus rien à l'amour
Là où les mots sont ceux qui blessent
Je ne l'ai pas vu dans les étoiles
Mais dans l'homme le plus banal
Au détour d'une prouesse
Je ne l'ai pas vu vraiment
Dans nos yeux perdus, attendant
Un peu de vérité
Ni dans la peur d'aimer
Mais je l'ai vu là où des hommes à genoux
Demandent pardon et avouent
Ne pas croire en sa présence
Et je l'ai vu dans un regard, dans un geste
Dans le courage qu'il nous reste
Après des vies de souffrance
Et je l'ai vu dans le silence
Je l'ai vu dans le silence
S'il est vrai que nos vies sont entre ses mains
Dès que je pense à lui, je sens d'instinct
Un peu de sa force au fond de moi
Je n'attends rien de lui que je n'ai déjà
Qu'importe qu'on le prie
Et qu'on y croit ou pas
Tant diront qu'il n'existe pas
Mais je l'ai vu dans nos villes nos cathédrales
Là où les gens trouvent normal
D'effacer leur différence
Et je l'ai vu quand l'or de son souffle chaud
M'a montré un chemin plus beau
Comme une intime évidence
J'ai ressenti sa présence
Comme une intime évidence
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