Posté le 11.10.2006 par gutsandheart

Depuis ce matin j'ai cette chanson d'Alain Souchon dans la tête, elle ne me lâche pas. Ca doit vous arriver aussi, parfois... Alors je vous la colle !
FOULE SENTIMENTALE
Oh la la la vie en rose
Le rose qu'on nous propose
D'avoir les quantités d'choses
Qui donnent envie d'autre chose
Aïe, on nous fait croire
Que le bonheur c'est d'avoir
De l'avoir plein nos armoires
Dérisions de nous dérisoires car
Foule sentimentale
On a soif d'idéal
Attirée par les étoiles, les voiles
Que des choses pas commerciales
Foule sentimentale
Il faut voir comme on nous parle
Comme on nous parle
Il se dégage
De ces cartons d'emballage
Des gens lavés, hors d'usage
Et tristes et sans aucun avantage
On nous inflige
Des désirs qui nous affligent
On nous prend faut pas déconner dès qu'on est né
Pour des cons alors qu'on est
Des
Foules sentimentales
Avec soif d'idéal
Attirées par les étoiles, les voiles
Que des choses pas commerciales
Foule sentimentale
Il faut voir comme on nous parle
Comme on nous parle
On nous Claudia Schieffer
On nous Paul-Loup Sulitzer
Oh le mal qu'on peut nous faire
Et qui ravagea la moukère
Du ciel dévale
Un désir qui nous emballe
Pour demain nos enfants pâles
Un mieux, un rêve, un cheval
Foule sentimentale
On a soif d'idéal
Attirée par les étoiles, les voiles
Que des choses pas commerciales
Foule sentimentale
Il faut voir comme on nous parle
Comme on nous parle
--
Posté le 02.10.2006 par gutsandheart

Elle, elle a le mérite de me faire sourire. Je n'apprécie ni sa musique ni sa voix, mais ses textes sont pimentés et pleins d'humour, et ils me plaisent bien. C'est Anaïs
Mon coeur, mon amour
Mon coeur, mon amour, mon amour, mon coeur {x2}
Ca dégouline d'amour,
C'est beau mais c'est insupportable.
C'est un pudding bien lourd
De mots doux à chaque phrases :
"Elle est bonne ta quiche, amour"
"Mon coeur, passe moi la salade"
Et ça se fait des mamours,
Se donne la becquée à table.
Ce mélange de sentiments
Aromatisé aux fines herbes
Me fait sourire gentiment
Et finalement me donne la gerbe !
Je hais les couples qui me rappellent que je suis seule !
Je déteste les couples, je les hais tout court !
Mon coeur, mon amour, mon amour, mon coeur {x2}
C'est un épais coulis
Ca me laisse le cul par terre
Autant de mièvrerie
Nappée de crème pâtissière
"Coucou qu'est ce que tu fais mon coeur ?"
"La même chose qu'y a une demie heure... "
"J' t'ai appelé y a cinq minutes mon ange mais ça répondait pas...
Alors j' t'ai rappelé... pour la douzième fois de la journée...
En niquant tout mon forfait...
Mais qu'est ce que tu fais mon adoré ?
Ouais je sais on se voit après...
Non c'est toi qui raccroches... Non c'est toi...
Non c'est toi qui raccroches... Non c'est toi...
Non c'est toi... C'est toi ... Bon d'accord je te rappelle... "
Je hais les couples qui se rappellent quand je suis seule !
Je déteste les couples, je les hais tout court !
Mon coeur, mon amour, mon amour, mon coeur {x2}
Posté le 02.10.2006 par gutsandheart

3-2-1... clap ! Vidéo sur un pan de la ville, zoom sur un arbre en pleine force de l'âge. Je frémis en descendant sur ce texte du regard. Oui, les paroles d'une bonne chanson s'écoutent aussi avec les yeux. Et Francis Cabrel a réalisé de nombreux petits films pleins de sensibilité.
L'arbre va tomber
L'arbre va tomber
Les branches salissaient les murs
Rien ne doit rester
Le monsieur veut garer sa voiture
Nous, on l'avait griffé
Juste pour mettre des flèches et des coeurs
Mais l'arbre va tomber
Le monde regarde ailleurs
L'arbre va tomber
Ça fera de la place au carrefour
L'homme est décidé
Et l'homme est le plus fort, toujours
C'est pas compliqué
Ça va pas lui prendre longtemps
Tout faire dégringoler
L'arbre avec les oiseaux dedans !
Y avait pourtant tellement de gens
Qui s'y abritaient
Et tellement qui s'y abritent encore
Toujours sur nous penché
Quand les averses tombaient
Une vie d'arbre à coucher dehors
L'arbre va tomber
L'homme veut mesurer sa force
Et l'homme est décidé
La lame est déjà sur l'écorce
Y avait pourtant tellement de gens
Qui s'y abritaient
Et tellement qui s'y abritent encore
Toujours sur nous penché
Quand les averses tombaient
Une vie d'arbre à coucher dehors
L'arbre va tomber
On se le partage déjà
Y a rien à regretter
C'était juste un morceau de bois
Un bout de forêt
Avancé trop près des maisons
Et pendant qu'on parlait
L'arbre est tombé pour de bon !
Y avait pourtant tellement de gens
Qui s'y abritaient
Et toutes ces nuits d'hiver
Quand les averses tombaient
T'as dû en voir passer
Des cortèges de paumés
Des orages, des météores
Et toutes ces nuits d'hiver
Quand les averses tombaient
Une vie d'arbre à coucher dehors
À perdre le nord
À coucher dehors... à coucher dehors
Posté le 01.10.2006 par gutsandheart
Au départ, l'idée de mon blog était de faire figurer ici des textes qui me parlaient sans tenir compte en premier lieu des chanteurs ou chanteuses qui les interprêtaient mais plus des auteurs qui avaient écrit ces paroles de chansons. Je ne négligeais pas cependant les interprêtes, mettant toujours un petit mot les concernant. Vous m'avez envoyé des textes de chansons parce que vous en aimiez les interprêtes, et on n'est plus dans le but du jeu...
J'attache de l'importance à la qualité du style, à la richesse des mots, à la poésie, à la pertinence ou à la puissance qui s'en dégage. Je suis une amoureuse de la langue française et j'aime qu'elle soit bien menée, riche, sensible. J'aime qu'une chanson me fasse imaginer une scène, un peu comme un petit film, ou qu'elle réveille en moi des émotions que je n'éprouve pas tous les jours, ou encore qu'elle me fasse sourire. Je n'aime généralement pas les textes nombrilistes utilisant le JE, je leur préfère le Il ou le NOUS. Je n'aime que très rarement ce qui se rapporte à un mal-être, des mots sans sensibilité qui ne savent que dénoncer, ou déposés sans pudeur comme on le ferait sur un journal intime. Ou encore des mots "pour faire"... pour faire l'artiste inspiré, ce qui est hélas rarement le cas, la banalité et la pauvreté des textes étant monnaie courante.
J'attends les nouveaux Brel, Cabrel, Goldman... de vrais artistes qui savaient nous placer au coeur d'une scène, parce qu'ils avaient l'art véritable de raconter des histoires, ou leurs histoires, mais avec pudeur et talent. Où sont donc les nouveaux artistes ?
Ce blog n'est plus fidèle à son objectif premier, il est devenu un recueil de chansons de tous genres.
Il ne reflète plus mes goûts personnels, et j'ai envie désormais de faire figurer sur ce blog uniquement des textes qui me parlent. Après tout c'est mon blog, et un blog c'est perso... ;o)
Posté le 29.09.2006 par gutsandheart

NIAGARA, j'aimais bien. J'avais je crois à peu près le même âge qu'eux. La belle Muriel au corps parfait, et Daniel, plein de créativité. Aujourd'hui leur musique a vieilli et avec le recul je trouve que leurs textes ne volaient pas bien haut mais ce sont des souvenirs, et on ne peut pas renier ses souvenirs... Merci Pat de m'avoir renvoyée dans ma jeunesse quelques instants ;o)
Assez!
Paroles: M. Laporte. Musique: D. Chenevez
Mes voisins me réveillent le matin
Et leur chien aboie pour un rien
Le concierge boit comme un polonais
Mais il n'aime pas les étrangers
Ma télé est toujours détraquée
La Tour Eiffel s'est effondrée
Lady Di s'est encore disputée
J'espère qu'elle n'est pas trop fachée
Assez! je crois que je deviens vraiment
Cinglée! autour de moi tout s'écroule
Assez! mais laissez-moi en paix à tout
Jamais! je vais bientot perdre la boule
Le journal m'annonce c'est la fin
Il ne me reste que mon chagrin
Un politicien mexicain me promets tu verras demain
Un paroissien me prend par la main
Il me dit que c'est pour mon bien
Mais moi je ne veux surtout pas
Que ces gens s'occupent de moi
Assez! je crois que je deviens vraiment
Cinglée! autour de moi tout s'écroule
Assez! mais laissez-moi en paix à tout
Jamais! je vais bientot perdre la boule
Les indiens envahissent Pékin
Je crois bien que je n'y peux rien
Mais moi je ne comprends pas pourquoi
Tout me tombe dessus à la fois
Assez! je crois que je deviens vraiment
Cinglée! autour de moi tout s'écroule
Assez! mais laissez-moi en paix à tout
Jamais! je vais bientot perdre la boule
Posté le 27.09.2006 par gutsandheart
... pour lui faire plaisir, parce que Kyo moi je supporte difficilement. Enfin, il en faut pour tous les goûts, s'pas ?...
Chaque seconde
J'ai cherché l'erreur
Au coeur des systèmes,
Ce qui brille est un leurre
Ce qui brille peut fondre au soleil
J'ai cherché l'erreur
Qui trouble mon sommeil,
J'ai cherché pendant des heures
Pour voir que tout est à refaire,
Enfin tout est clair, je relève la tête...
{Refrain:}
Je veux vivre chaque seconde
Comme si demain était la fin du monde,
Etre libre pour de bon,
A trop vouloir se lever on tombe...
Abandonner la fièvre,
Ne plus regarder en arrière,
Trouver l'essentiel
Pour enfin oublier le reste
Je ne veux plus d'adresse,
Je ne veux plus qu'en vain on se blesse,
Je voudrais pouvoir éclore
Et demain sourire encore
En fait, tout est clair, je relève la tête...
{au Refrain, x4}
Posté le 18.09.2006 par gutsandheart

Ce texte-là je l'ai piqué à Via, parce qu'en ce moment il me parle plus que jamais... Michel Polnareff a pété les plombs, mais il a encore de grands moments de lucidité, et ce texte est fort.
Tam tam
Tour Eiffel, échafaudages et dix heures par jour de trime
Ça n'est pas une plac' pour moi
Matins gris sur macadam et marteaux-piqueurs en prime
Vraiment pas une place pour moi
J'en ai marre, j'en ai marre de voir les animaux dans les zoos
J'en ai marre, j'en ai marre de voir des monuments, des drapeaux
J'veux partir
Redevenir un homm' préhisto
Avec rien sur la peau
Jouer du tam, tam, tam, tam, tam
Aspirines et papiers bleus et cachets pour pas dormir
Ça n'est pas une vie pour moi
Vitamines et intraveines ou tablettes pour se nourrir
Vraiment pas une vie pour moi
J'en ai marre, j'en ai marre de lire des trucs moches dans les journaux
J'en ai marre, très, très marre qu'on m'dise c'qui est laid ou ce qui est beau
J'veux partir
Redevenir l'homme préhisto
Avec rien sur sa peau
Jouer du tam, tam, tam, tam, tam
Au secours!
J'veux savoir où sont les filles bronzées en photo
Au secours
J'veux savoir où il fait beau, il fait toujours chaud
J'veux partir
Redevenir l'homme préhisto
Sans télé ni journaux
Jouer du tam, tam, tam, tam, tam
J'veux partir
Redevenir l'homme préhisto
Bye, bye moi vouloir jouer du tam, tam, tam, tam
Tam, tam, tam, tam
Posté le 18.09.2006 par gutsandheart

Via a écrit :
pour ton blog ma belle
bisous
Le cahier de solfège de BENABAR
Il y aura hier des années de ça, nous étions tout de suite aujourd'hui déjà. La course cycliste qui remonte la rue, les épaules de mon père, ce sera le début. Pour le défilé, je tenais un fanion, j'aurai un chiot et je perdais mon chien. Le mois d'après, y'a longtemps nous rirons, ce sera les vacances quand c'était le mois de juin.
Mais que ferai-je du cahier de solfège, de temps en temps...
J'ai répondu "présent", quand questionne la maîtresse, j'en ai eu du chagrin et les larmes je les sèche. J'apprenais bien après la concordance des temps, il est déjà trop tard parce que je serai grand. Quand j'étais écolier je serai lycéen, mais pour l'instant c'était encore loin. Dans l'école de musique, celle de mon quartier, j'étudie le solfège et j'avais un cahier.
Mais que ferai-je du cahier de solfège, de temps en temps...
Quand c'était maintenant, un bébé sur les genoux, il s'endort notre enfant, tu verras entre nous. La semaine dernière j'espère qu'il a fait beau, je t'emmène à la rivière, nos six pieds dans l'eau. Il y aura un jour, mais c'était dans longtemps que j'ai retrouvé, par hasard en rangeant, ce cahier griffonné qu'on m'a donné demain, ce cahier de solfège que je tiens dans les mains.
Mais qu'en ferai-je de tous ces arpèges, ça me revient...
Il y aura hier des années de ça, nous étions tout de suite aujourd'hui déjà. La course cycliste qui remonte la rue, les épaules de mon père, ce sera le début.
Posté le 18.09.2006 par gutsandheart
Francette a écrit :
Georges Chelon,
Je l'aimais beaucoup quand j'étais jeune. Voici une chanson qui est une de mes préférées
Morte saison,
L'amour est en rase campagne
Elle est partie ma paysanne
Avant le temps de la moisson
Morte saison,
Elle a renié mon bout d'asile,
Paraît que l'amour dans les villes
A de plus vastes horizons.
Morte saison
Elle a mis mon cœur en jachère
Elle a pensé que de ma terre
Ne sortirait plus rien de bon
Ne sortirait plus rien de bon
Morne saison,
Pas même un épi d'amour tremble
Plus un soupçon de pousses tendres
Qui dorment aux creux de mes sillons
Morne saison,
Elle a mis mon cœur en jachère
Elle m'a dit qu'il pourrait se faire
Qu'elle l'ensème un jour pour de bon
Si là-bas ça ne tournait rond
En quelle saison,
Ne faudrait pas trop que ça tarde
A force temps plus grande garde
Plus s'enépinent les chardons
En quelle saison
Reviendra-t-elle ma paysanne
En l'attendant pleure la campagne
Il n'y a pas eu de moisson
Il n'y aura plus de moisson
Posté le 16.08.2006 par gutsandheart

C'est Julien, mon fils aîné, qui m'a fait découvrir Ilene Barnes et pour une fois nos goûts se sont rejoints (lol). J'aime la voix grave et sensuelle de cette chanteuse, ses musiques un peu marginales et ses textes intelligents.
J'ai choisi cette chanson qui est de mes préférées. Merci à Francette de m'avoir trouvé le texte à sa discothèque municipale ! Je la traduirai pour les non-angophones lorsque je trouverai un peu de courage.
WHERE ARE WE GOING
Please tell me what happened to
All the skies they sang are blue
Of how the coast once azure too is going
What about forget-me-nots
And all the icon, icom, dots
What once was rhythm
Now out tempos living
Chorus
Tell me where are we going
Faster still higher still
Unknowing
Where have all the poets gone?
Buried alive like vagabonds
Ejected to the great beyonds
Still living
Considered now, to be, has been
One day they will pen again
And page the way along the lines that they’ve frodden
Chorus
Tell me where are we going
Faster still higher still
Unknowing
Can we change the government by not voting?
Can we change the violence by cow-towing?
If we never take a stand
We’ll lose our faith in our fellow man
Stand on your own two feet
And make a choice today
Chorus
Please tell me where are we going
Faster still higher still
Unknowing
Faster still higher still
Unknowing
Unknowing
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